RDC : le gouvernement remplace la quarantaine systématique des intervenants Ebola par une évaluation du risque

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a décidé d’assouplir les mesures de quarantaine applicables aux intervenants engagés dans la riposte contre la maladie à virus Ebola. Cette décision est contenue dans un arrêté ministériel signé le 17 juillet 2026 par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, dans le cadre de la gestion de la 17ᵉ épidémie d’Ebola.

La principale réforme introduite par ce texte consiste à supprimer la quarantaine obligatoire de 21 jours qui s’imposait jusqu’à présent aux personnels de santé, aux experts nationaux et internationaux ainsi qu’aux autres acteurs revenant des provinces affectées par l’épidémie. Désormais, les mesures de prévention seront définies en fonction d’une évaluation scientifique et individuelle du niveau d’exposition au virus.

Le nouvel arrêté établit trois niveaux de risque. Les personnes classées en catégorie A, considérées comme fortement exposées, seront soumises à un isolement renforcé accompagné de restrictions de déplacement. Les intervenants de catégorie B, jugés à faible risque, feront l’objet d’une surveillance sanitaire active et pourront se déplacer après une évaluation de leur situation. Quant aux personnes de catégorie C, présentant un risque minimal, elles devront uniquement assurer une auto-surveillance pendant 21 jours, sans limitation de leurs déplacements.

Le gouvernement renforce, par ailleurs, les dispositifs de contrôle sanitaire aux principaux points d’entrée du territoire national, notamment dans les aéroports, les ports et les postes-frontières. Toute personne amenée à voyager à l’international fera l’objet d’une évaluation individuelle du risque avant son départ.

À travers cette nouvelle approche, les autorités congolaises entendent concilier la protection de la santé publique et la continuité des opérations de riposte contre Ebola. Elles estiment qu’une gestion des risques fondée sur une évaluation scientifique permettra de maintenir les capacités opérationnelles des équipes tout en garantissant un niveau élevé de prévention contre la propagation de la maladie.

LK

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