Procès Frivao : la partie civile accuse Constant Mutamba d’avoir favorisé des membres de son parti politique

L’ancien ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Constant Mutamba, a fait face, vendredi, à de nouvelles accusations devant la Cour de cassation à Kinshasa, dans le cadre du procès portant sur le présumé détournement des Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (Frivao).

Au cours de l’audience, la partie civile a soutenu que des indemnisations auraient été accordées à des personnes présentées comme des membres du parti politique de l’ancien ministre, au détriment des véritables bénéficiaires du programme de réparation.

Bernard Kalombola, président du conseil d’administration du Frivao, constitué en partie civile dans cette affaire, a affirmé que le coordonnateur de la structure avait reconnu avoir procédé à ces indemnisations sur instruction de Constant Mutamba. Selon lui, près de 200 personnes affiliées au Nouvel Élan pour le Congo (Nogec), le parti de l’ancien ministre, auraient perçu un montant global de 200.000 dollars, alors qu’elles ne seraient pas de véritables victimes.

Le responsable du Frivao a également dénoncé l’existence d’un « réseau mafieux » qui, selon ses déclarations, impliquerait des responsables de deux coordinations dans le but de détourner les indemnisations au profit de militants du Nogec, avec des visées électorales en perspective des élections de 2028.

Bernard Kalombola a enfin indiqué avoir adressé, à plusieurs reprises, des correspondances pour dénoncer ces pratiques présumées avant l’ouverture de cette procédure judiciaire.

Le procès se poursuit devant la Cour de cassation, qui devra examiner les éléments présentés par les différentes parties avant de se prononcer sur les faits reprochés à l’ancien ministre.

LK

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