Kinshasa , 03 Aout 2026
À l’occasion d’une matinée politique organisée par la Convention des Congolais Unis (CCU), son initiateur, l’honorable Lambert Mende Omalanga, a livré une longue réflexion consacrée à l’avenir de la République démocratique du Congo, centrée sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays, le dialogue national et les enjeux institutionnels.
Dans son intervention, Lambert Mende a estimé que la situation que traverse la RDC trouve son origine dans les bouleversements géopolitiques ayant marqué la région depuis les années 1990. Il a soutenu que les groupes armés actifs dans l’Est seraient des supplétifs du Rwanda et a appelé les Congolais à privilégier l’unité nationale face à ce qu’il qualifie de menace existentielle pour le pays.
L’ancien ministre s’est également félicité de l’évolution récente du processus de désarmement volontaire des combattants des FDLR, qu’il présente comme une avancée diplomatique susceptible de priver Kigali de l’un de ses principaux arguments pour justifier sa présence militaire dans l’Est de la RDC.
Abordant la question du dialogue national, Lambert Mende a réaffirmé le soutien de la CCU à un cadre de concertation entre Congolais, tout en estimant que les personnes condamnées pour collusion avec l’agresseur ou appartenant à des groupes armés alliés au Rwanda ne devraient pas y prendre part. Selon lui, la priorité demeure la consolidation de la cohésion nationale autour de la défense du territoire.
Sur le plan institutionnel, l’orateur a également évoqué le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle. Il a rappelé que plusieurs États avaient adapté leurs institutions à des circonstances exceptionnelles, citant notamment les États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale et l’Ukraine confrontée au conflit avec la Russie. Il estime que les préoccupations liées à la sécurité nationale doivent primer sur les controverses politiques.
Dans son allocution, Lambert Mende a salué l’action du président Félix Tshisekedi face à la crise sécuritaire, considérant qu’il est le premier chef de l’État congolais, depuis le début du conflit en 1996, à avoir engagé simultanément des actions militaires, diplomatiques et politiques contre l’agression qu’il attribue au Rwanda.
Revenant sur l’histoire politique congolaise, il a établi un parallèle entre les événements ayant conduit à l’assassinat de Patrice-Emery Lumumba et les débats contemporains, dénonçant ce qu’il considère comme des campagnes de manipulation et de désinformation. Il a également insisté sur la nécessité de préserver l’unité du pays face aux convoitises liées à ses importantes ressources naturelles.
En conclusion, Lambert Mende a exprimé son soutien à un rapprochement stratégique entre la RDC et les États-Unis, estimant qu’une telle coopération pourrait renforcer la résilience du pays. Il a enfin lancé un appel à tous les Congolais afin qu’ils dépassent leurs divergences politiques pour faire front commun face aux défis sécuritaires et humanitaires auxquels la nation est confrontée

