C’est une réforme sociale majeure qui entre dans l’histoire de la Fonction publique congolaise. À compter du 1er août 2026, les frais funéraires des agents de carrière des services publics de l’État ainsi que de leurs ayants droit déclarés sont désormais pris en charge par le Gouvernement de la République, à travers la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics de l’État (CNSSAP).
Longtemps prévu dans les textes mais jamais réellement appliqué, ce droit social devient enfin une réalité grâce à un mécanisme mutualisé mis en œuvre par la CNSSAP. Les bénéficiaires sont les agents publics actifs de l’État ainsi que leurs ayants droit régulièrement déclarés. Cette réforme est l’aboutissement du processus engagé lors de l’atelier technique de validation organisé à Kinshasa le 9 juillet 2026.

À l’occasion du lancement officiel de cette nouvelle prestation sociale, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service public, Jean-Pierre Lihau, a salué une avancée historique qui traduit la volonté du Gouvernement de renforcer la protection sociale des agents publics.
« J’ai l’honneur de vous annoncer qu’en ce début du mois d’août, suivant les orientations du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Gouvernement de la République, sous la conduite de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, prend ses responsabilités sur la question des frais funéraires des fonctionnaires de l’État. Aujourd’hui, je vous annonce le début effectif d’un nouveau droit social », a déclaré le Vice-Premier Ministre.»
Le patron de l’Administration publique a précisé que, depuis le 1er août 2026, cette prise en charge est effective sur toute l’étendue du territoire national et bénéficie aux agents de carrière des services publics de l’État ainsi qu’à leurs ayants droit déclarés.
Pour Jean-Pierre Lihau, cette réforme va bien au-delà d’une simple assistance en cas de décès.
« Le but de cette réforme dépasse de très loin la simple question funéraire. Il ne s’agit pas seulement d’accompagner un fonctionnaire ou l’un de ses ayants droit dans sa dernière demeure. Le véritable objectif est de garantir l’égalité. Ce mécanisme ne connaît ni grade, ni relation, ni lieu d’affectation. »
Le Vice-Premier Ministre a insisté sur le caractère universel du dispositif : du huissier au Secrétaire général, de Kinshasa au territoire le plus enclavé du pays, tous les agents bénéficient des mêmes droits et sont soumis aux mêmes procédures.
Trois situations ouvrent droit à cette prestation :
- le décès de l’agent de carrière des services publics de l’État ;
- le décès de son conjoint ;
- le décès d’un enfant ouvrant droit aux allocations familiales.
La CNSSAP demeure l’unique institution habilitée à gérer cette prestation sociale.
En procédant au lancement officiel de l’opérationnalisation de cette réforme, Jean-Pierre Lihau a appelé les gestionnaires de crédits, les chefs de services ainsi que l’ensemble des responsables administratifs à s’approprier ce nouveau mécanisme et à accompagner la CNSSAP dans son déploiement effectif sur toute l’étendue du territoire national.
Pour le Vice-Premier Ministre, cette mesure constitue une avancée sociale majeure. Elle traduit l’engagement du Gouvernement à offrir aux agents publics une protection sociale plus digne, plus équitable et plus efficace, tout en soulageant les familles confrontées à l’épreuve du deuil.
La rédaction

