Corridor de Lobito : Tshisekedi et Lourenço scellent un accord pour moderniser le rail congolais

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu ce mercredi, à la Cité de l’Union africaine, son homologue angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, en visite de travail à Kinshasa. Les deux dirigeants ont notamment mis l’accent sur la coopération bilatérale, la sécurité régionale et le développement d’infrastructures stratégiques.

À l’issue d’un entretien en présence de leurs délégations, les deux Chefs d’État ont assisté à la signature du contrat de concession ferroviaire du tronçon Dilolo-Sakania, ainsi qu’à la convention de collaboration conclue entre la RDC et la société Mota-Engil dans le cadre du Corridor de Lobito.

Évalué à 1,258 milliard de dollars américains, le projet vise à moderniser plus de 1 000 kilomètres de voie ferrée afin de renforcer la liaison entre les principaux bassins miniers du Haut-Katanga et du Lualaba, notamment Kolwezi, Tenke et Lubumbashi, et le port angolais de Lobito, sur la façade atlantique.

Dans le cadre de cette concession, l’État congolais détiendra 10 % des parts et bénéficiera d’une redevance équivalant à 7,5 % du chiffre d’affaires brut. La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) conservera, pour sa part, l’exclusivité du transport des voyageurs ainsi que ses droits sur le fret.

À terme, les infrastructures rénovées devront être intégralement transférées à l’État congolais, selon les modalités prévues par le contrat.

Lors du point de presse conjoint, Félix Tshisekedi a insisté sur la vocation économique du Corridor de Lobito. Pour le Chef de l’État, il ne doit pas se limiter au transport des matières premières, mais contribuer à la production, à la transformation et à la création de valeur en RDC.

Le Président congolais a également appelé les équipes chargées de la mise en œuvre du projet à prendre en compte les défis opérationnels liés notamment au passage frontalier de Dilolo-Luau. Il a estimé que la signature de l’accord constitue moins un aboutissement qu’un point de départ pour une responsabilité commune entre les différentes parties.

La visite de João Lourenço intervient ainsi dans un contexte de renforcement de la coopération entre Kinshasa et Luanda, avec le Corridor de Lobito comme l’un des principaux leviers de leur partenariat économique et régional.

LK

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