Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a réaffirmé le caractère non négociable de la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC), tout en soulevant des interrogations sur la position de l’ancien président de la République face à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays.
Réagissant au discours de son prédécesseur à la tête de l’État, le speaker de la Chambre basse du Parlement a insisté sur les obligations constitutionnelles qui incombent à tout responsable ayant exercé les plus hautes fonctions de la République, notamment en matière de défense de l’indépendance nationale, de l’intégrité territoriale et de l’unité du pays.
Pour Aimé Boji Sangara, les prises de position des acteurs politiques doivent être appréciées à l’aune de leurs engagements envers la nation, particulièrement lorsque l’intégrité du territoire et la sécurité des populations sont en jeu.
Cette intervention intervient dans un contexte de crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, où les activités du M23 continuent de placer la question de la souveraineté nationale au centre du débat politique.
Le président de l’Assemblée nationale a, à cette occasion, souligné que la RDC ne saurait être considérée comme un État privé de sa capacité à défendre ses intérêts, à faire entendre la voix de son peuple et à préserver son indépendance. Il a également insisté sur la nécessité de consolider la cohésion nationale face aux défis auxquels le pays est confronté.
« La RDC ne sera jamais un pays sans État, notre souveraineté ne sera jamais une monnaie d’échange », a-t-il martelé, selon les propos rapportés dans son intervention.
Au-delà des divergences politiques, Aimé Boji Sangara a ainsi placé la défense des intérêts supérieurs de la nation au cœur de son message, rappelant que les responsabilités des dirigeants ne se limitent pas à leurs fonctions institutionnelles, mais engagent également leur rapport à l’histoire du pays.
Le président de l’Assemblée nationale a estimé que le temps permettrait d’établir les responsabilités de chacun face aux enjeux actuels de la République démocratique du Congo. Une manière de souligner que les choix et les actes des dirigeants politiques seront appréciés au regard de leurs engagements envers la nation et de leur contribution à la préservation de son unité et de sa souveraineté.
LK

