Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a décidé d’interdire aux médias et aux acteurs de la communication d’accorder une tribune médiatique à Joseph Kabila ainsi qu’à d’autres responsables de son mouvement rebelle et des groupes armés qui lui sont associés. Cette mesure s’étend également aux représentants des partis politiques interdits en République démocratique du Congo (RDC).
Dans ses directives, l’autorité de régulation appelle les médias, les journalistes, les chroniqueurs, les analystes, les influenceurs et les créateurs de contenus numériques à s’abstenir de donner la parole aux personnes concernées.
Concrètement, le CSAC demande de ne plus leur accorder d’interviews, d’interventions en direct ou de participations téléphoniques aux émissions. Il interdit également la diffusion de leurs communiqués, déclarations, messages et productions audiovisuelles.
L’organe de régulation met par ailleurs en garde contre toute forme de glorification, de justification ou d’apologie de la rébellion à travers les contenus diffusés dans l’espace médiatique congolais.
La mesure concerne aussi bien les radios et les télévisions que les plateformes numériques, sans distinction de statut professionnel ni de niveau d’audience. Elle vise ainsi à étendre le champ d’application de ces restrictions à l’ensemble des canaux de communication.
Le CSAC prévient enfin que tout manquement dûment constaté exposera son auteur aux sanctions prévues par les textes en vigueur.
Cette décision place les professionnels des médias et les acteurs du numérique devant l’obligation de se conformer aux directives de l’autorité de régulation, dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et politiques en RDC.
LK

