Denis Kadima a apporté des éclaircissements sur les raisons ayant conduit à l’étalement du vote sur plusieurs jours lors des élections de 2023 en République démocratique du Congo.
S’exprimant ce lundi 25 Mai à l’occasion de la projection du film institutionnel consacré au centre électoral Bosolo, intitulé « La vérité des urnes à visage découvert », le responsable de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a rejeté toute accusation de manipulation du processus électoral.
Selon lui, la prolongation du scrutin ne visait nullement à influencer les résultats en faveur d’un quelconque candidat. Il a expliqué que cette organisation exceptionnelle était principalement dictée par des contraintes d’ordre logistique et climatique.
« Sincèrement, nous n’avons donné à aucun candidat une voix de plus », a-t-il affirmé, avant de préciser que l’extension du vote sur plusieurs jours s’expliquait par les difficultés rencontrées sur le terrain, notamment durant la saison des pluies.
Il a souligné que les conditions météorologiques particulièrement difficiles ont fortement perturbé le déploiement du matériel électoral. Dans plusieurs zones, les moyens de transport aérien ont été immobilisés : « Parfois, le temps était tellement mauvais que l’hélicoptère ne pouvait pas décoller », a-t-il indiqué.
À ces contraintes s’ajoutaient, selon lui, des tensions observées dans certaines communautés, compliquant davantage l’organisation du scrutin.
Denis Kadima a également tenu à relativiser la durée effective du vote, estimant que la période annoncée comme s’étendant sur sept jours relevait davantage d’un dispositif d’extension technique. « Les sept jours signifiaient simplement que si vous n’aviez pas pu voter le 20, vous pouviez voter le 21, sinon le 22 », a-t-il expliqué, ajoutant que le dispositif réel aurait pu se limiter à trois ou quatre jours.
Cette sortie vise à répondre aux critiques formulées sur la gestion du calendrier électoral, dans un contexte où l’organisation des élections de 2023 continue de susciter des débats en République démocratique du Congo.
LK

