Élections de 2028 en RDC : la CENI sonne l’alarme sur le financement du processus électoral

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’inquiète des contraintes financières qui risquent de peser sur la préparation des prochaines élections prévues en 2028 en République démocratique du Congo.

Dans un entretien accordé à Radio France Internationale (RFI) le 2 juin 2026, le président de la CENI, Denis Kadima, a révélé que l’institution électorale est confrontée à d’importantes difficultés budgétaires. Une situation qu’il attribue notamment aux dettes accumulées lors du cycle électoral de 2023 et qui, selon lui, pourrait affecter l’organisation des futurs scrutins.

Le président de la centrale électorale a insisté sur l’importance du respect du calendrier électoral pour garantir la stabilité démocratique du pays. « Il est important que le pays ne rate pas un cycle électoral », a-t-il déclaré lors de l’émission « Le Grand Invité Afrique », animée par le journaliste Patient Ligodi.

Au-delà des questions de financement des élections générales, la CENI souligne également les défis liés à l’éventuelle organisation d’un référendum constitutionnel. Cette perspective figure parmi les principaux enjeux évoqués dans le rapport annuel récemment publié par l’institution.

Face à ces multiples contraintes, Denis Kadima appelle les autorités à mobiliser rapidement les ressources nécessaires afin de permettre à la CENI d’anticiper les opérations électorales et de garantir un processus transparent, crédible et conforme aux délais prévus.

Cette mise en garde relance le débat sur le financement des processus électoraux en RDC. Plusieurs observateurs estiment qu’une planification budgétaire rigoureuse demeure indispensable pour éviter les retards, les incertitudes politiques et les éventuelles crises institutionnelles à l’approche des échéances de 2028.

LK

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