Les États-Unis ont annoncé, mardi 02 Juin, de nouvelles sanctions contre deux hauts responsables de groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo, dans le cadre de leurs efforts visant à lutter contre l’instabilité persistante et les violations des droits humains dans cette partie du pays.
Dans un communiqué du Département d’État américain, Washington indique avoir pris des mesures restrictives contre Gustave Kubwayo, présenté comme commandant d’une unité de renseignement et d’opérations spéciales des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ainsi que contre John Imani Nzenze, identifié comme chef du renseignement du Mouvement du 23 mars (M23).
Selon les autorités américaines, ces sanctions s’inscrivent dans une stratégie destinée à répondre aux menaces qui compromettent la paix, la sécurité et le développement économique dans l’est de la RDC.« Les États-Unis prennent de nouvelles mesures pour faire face aux menaces qui pèsent sur la stabilité et la prospérité dans l’est de la République démocratique du Congo », a déclaré Thomas Pigott, porte-parole du Département d’État.
Washington accuse Gustave Kubwayo d’être impliqué dans plusieurs exactions, notamment des violences à caractère ethnique contre des populations civiles, le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, des violences sexuelles ainsi que des attaques transfrontalières.
S’agissant du M23, les autorités américaines reprochent au mouvement rebelle et à certains de ses responsables d’être impliqués dans des meurtres, de graves atteintes aux droits humains et des attaques visant les populations civiles dans les provinces de l’est congolais.Cette nouvelle série de sanctions intervient alors que la communauté internationale multiplie les appels en faveur d’un retour durable à la paix dans une région marquée depuis plusieurs années par l’activisme de groupes armés et une crise sécuritaire persistante.
LK

