La République démocratique du Congo continue de faire face à une progression inquiétante de la 17ᵉ épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo. Selon le dernier rapport de situation épidémiologique publié par les autorités sanitaires, le pays totalise désormais 121 cas confirmés, dont 16 nouveaux cas enregistrés pour la seule journée du 26 mai, tous localisés dans la province de l’Ituri.
Cette province demeure l’épicentre de l’épidémie avec 110 cas confirmés répartis dans sept zones de santé sur les trente-six que compte la région. Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent également touchées, avec respectivement 10 cas recensés dans cinq zones de santé et un cas confirmé au Sud-Kivu.
Le bilan humain s’alourdit également. Les autorités rapportent 17 décès parmi les cas confirmés, tandis que 238 décès suspects et 1 077 cas suspects ont été enregistrés depuis le début de cette flambée épidémique.
Dans son rapport, le gouvernement souligne plusieurs difficultés qui freinent l’efficacité de la riposte. Parmi les principaux défis figurent le suivi encore limité des contacts, les retards dans l’obtention des résultats de laboratoire, l’insuffisance d’équipements de protection pour les équipes médicales ainsi que les lenteurs observées dans l’aménagement des centres d’isolement.
Les autorités sanitaires alertent par ailleurs sur la complexité de la lutte contre cette souche du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin ni traitement homologué n’est encore disponible à ce jour. Face à cette situation, les efforts de surveillance et de prise en charge restent intensifiés afin de limiter la propagation de l’épidémie dans les provinces affectées.
LK

