Trois dossiers brûlants à la table du chef de l’État, barre à la Une » OURAGAN « . Le premier s’appelle Joseph Kabila. L’ancien président, aujourd’hui en disgrâce et condamné par la justice congolaise, est réclamé à cor et à cri par l’opposition. Le deuxième s’appelle Corneille Nangaa et l’AFC-M23. Le mouvement rebelle contrôle une partie de l’est du pays et pèserait lourd dans l’équation sécuritaire. L’opposition souhaite aussi le voir à la table des négociations. Le troisième sujet concerne la Constitution. Derrière ce mot se cache une inquiétude majeure : une modification du texte fondamental pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.
Mauvais départ pour le « Dialogue national inclusif », titre de son côté » ECONEWS « . Moins d’une semaine après son lancement officiel, l’initiative présidentielle est déjà confrontée à une vague de rejets et d’exclusions qui compromettent sa crédibilité. Pour Kinshasa, l’inclusivité a ses limites. Dans l’esprit du pouvoir, aucun
siège ne sera réservé à ceux qui, par les armes, menacent l’intégrité du territoire.
Dans une interview, Christopher Ngoyi Mutamba, cité par » LA TRANSPARENCE « , a rejeté toute participation de l’ancien président Joseph Kabila, de Corneille Nangaa et du M23 à ces éventuelles discussions. À l’en croire, les personnes
ayant pris les armes contre la République et causé la mort de nombreux Congolais ne peuvent bénéficier d’un processus qui s’apparenterait à une récompense de l’impunité.
Pour Christian Mwando, cité par » LA PROSPÉRITÉ « , » En excluant une partie de ceux qui portent les armes, on aura difficile à résoudre le problème sécuritaire dans l’Est de la RDC «
Or, rappelle » CONGO NOUVEAU » , les rapports successifs des experts de l’ONU ont documenté l’implication du Rwanda
dans le conflit à l’est de la RDC. Si tel est le cas, rien ne permet d’affirmer que la participation de ce mouvement à un dialogue suffirait à mettre définitivement un terme à une crise dont les ressorts dépassent largement l’existence d’une simple rébellion congolaise.
Pour de nombreux observateurs, relayés par » EXCLUSIF RDC « , cette hypothèse, récemment évoquée par l’opposant Delly Sesanga, constituerait une erreur politique et diplomatique de grande ampleur.
Dans son éditorial, » LE MAXIMUM « , accuse Kabila et ses alliés de chercher le chaos et pas le dialogue. En ouvrant l’espace de la parole, Félix Tshisekedi retire aux entrepreneurs du désordre leur prétexte le
plus rentable : celui d’un pouvoir sourd, fermé et imperméable à toute médiation. Il oblige chacun à choisir entre la table et le sabotage de la table ; entre l’intérêt national et l’investissement dans le chaos.
Avant le dialogue national, » LA TRANSPARENCE « , invite l’opposition à désigner qui parlera en son nom, la question qui l’a toujours brisée, de Genève 2018 à aujourd’hui.
Détention d’Aubin Minaku, la CCDH exige l’application stricte des procédures légales. Dans un communiqué parvenu à » AFRICANEWS « , l’organisation formule quatre exigences claires dont sensibiliser les pouvoirs publics à la nécessité de protéger les droits de l’ancien président de l’Assemblée nationale et exiger le respect strict des procédures légales prévues par la Constitution.
Situation sécuritaire avec ce rapport de l’ONU qui dénonce le règne de la terreur de l’AFC/M23 à l’Est. Selon » LA MANCHETTE « , les experts indépendants de l’ONU ont publié un communiqué alarmant dénonçant des violations systématiques des droits humains dans les zones
contrôlées par la rébellion de l’AFC/M23
au Nord-Kivu et au SudKivu.
Ce document, renchérit » LA TEMPETE DES TROPIQUES « , fait état de violations graves et systématiques de droits fondamentaux des populations locales perpétrées par l’AFC/M 23 contre les populations civiles dans les villes et territoires congolais que cette rébellion soutenue militairement par le Rwanda occupe depuis plusieurs mois.
En mission conjointe de haut niveau dans
l’espace Grande Orientale, la Première
Ministre Judith Suminwa, rapporte » LA PERCEE « , a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à intensifier la lutte contre la maladie à virus Ebola, en mettant l’accent sur le dépistage précoce, le renforcement des capacités sanitaires et une meilleure coordination avec les partenaires nationaux et internationaux.“
Pour » L’AVENIR « , cette visite marque une nouvelle étape dans la stratégie du gouvernement visant à reprendre l’initiative face à une crise sanitaire qui continue de faire de nombreuses victimes.
Autre chose avec » VRAIE-THEMATIQUE « , qui apprend que le paiement des salaires des fonctionnaires de l’État est reporté de quelques jours. Le Comité de suivi de la
paie explique ce décalage par la finalisation des travaux de mise à jour de l’état liquidatif du troisième trimestre, indispensables pour garantir la fiabilité
des données.
Terminons avec l’assainissement de la ville de Kinshasa par le Service national. Longtemps confrontée à l’insalubrité, à
l’occupation anarchique des emprises
publiques et à la dégradation de son
cadre de vie, Kinshasa, constate » LE MAXIMUM « , amorce un tournant. Depuis le déploiement de la Task force du Service
national, la capitale affiche progressivement un nouveau visage…
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