Le pape Léon XIV a subi, mardi 13 octobre, une intervention chirurgicale à Rome pour retirer un nodule cancéreux au poumon droit, selon les informations attribuées au Vatican. L’opération, qui a nécessité l’ablation du lobe inférieur du poumon droit, s’est déroulée positivement, d’après le Saint-Siège. Aucune précision officielle n’a toutefois été communiquée concernant la nature exacte de la tumeur, les éventuels traitements complémentaires ou les perspectives de rétablissement du souverain pontife.
Âgé de 71 ans, le chef de l’Église catholique avait lui-même annoncé, dimanche 11 octobre, lors de sa bénédiction hebdomadaire sur la place Saint-Pierre, qu’il devait subir une opération pour un nodule pulmonaire découvert au cours d’examens médicaux de routine. Selon les informations rapportées, cette anomalie avait été détectée en l’absence de symptômes ayant motivé les examens.
Cette annonce avait surpris plusieurs responsables du Vatican, notamment le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, qui aurait reconnu avoir été étonné par cette révélation.
Deux jours plus tard, le mardi 13 octobre, le pape a été admis à l’hôpital Gemelli, dans la capitale italienne. L’intervention chirurgicale a duré environ 90 minutes. Dans la soirée, le Vatican a indiqué que le nodule retiré était cancéreux et que les chirurgiens avaient procédé à l’ablation du lobe inférieur du poumon droit. Le Saint-Siège a néanmoins qualifié l’intervention de positive.
Il s’agit de la première hospitalisation du pape depuis son élection, en mai 2025. Cette situation médicale a entraîné l’annulation de ses engagements officiels jusqu’au 20 octobre. Pour la grande célébration eucharistique prévue mercredi, le souverain pontife devait être remplacé par le cardinal Luis Antonio Tagle, présenté dans les informations rapportées comme le nouveau doyen des cardinaux.
Au-delà des préoccupations liées à son état de santé, cette hospitalisation soulève également la question de la continuité institutionnelle au sommet de l’Église catholique. Élu à vie, le pape ne fait pas l’objet d’un mécanisme juridique spécifique de remplacement temporaire en raison d’une maladie. Les dispositions ecclésiastiques prévoient néanmoins des procédures distinctes en cas de renonciation ou de vacance du siège pontifical.
Sur le plan médical, les informations disponibles restent limitées. Le Vatican n’a pas précisé le type histologique de la tumeur, ni indiqué si le pape devrait suivre une chimiothérapie, une radiothérapie ou un autre traitement après l’intervention. L’hypothèse d’un adénocarcinome pulmonaire a été évoquée par certaines sources, mais elle n’a pas été confirmée officiellement.
Les spécialistes rappellent que les nodules pulmonaires ne sont pas systématiquement synonymes de cancer. Si certains sont bénins, d’autres peuvent constituer un signe précoce de la maladie. Une détection à un stade précoce peut, dans certains cas, permettre une prise en charge chirurgicale favorable.
Dans l’attente de nouvelles informations médicales, l’attention demeure tournée vers l’évolution de l’état de santé du pape Léon XIV, dont le rétablissement est désormais au centre des préoccupations du Vatican et des fidèles catholiques à travers le monde.
LK

