L’Assemblée nationale a déclaré recevables, le lundi 8 Juin 2026, le rapport annuel 2024-2025 de la Cour des comptes et le rapport annuel d’activités 2025 de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), lors d’une séance plénière présidée par Aimé Boji Sangara.
Présentant le rapport de la Cour des comptes, son Premier président, Jimmy Munganga, a dressé un état des lieux de la gestion des finances publiques au niveau du pouvoir central et des provinces. Tout en relevant certaines avancées en matière de gouvernance, il a également mis en lumière plusieurs insuffisances dans l’exécution budgétaire et formulé des recommandations visant à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources publiques.
À l’issue des échanges, le rapport a été déclaré recevable puis renvoyé à la Commission économique et financière pour un examen approfondi.
La plénière a ensuite examiné le rapport annuel de la CNDH présenté par son président, Paul Nsapu Mukulu. Celui-ci a souligné que les activités de l’institution se sont déroulées dans un contexte sécuritaire difficile, marqué notamment par l’insécurité persistante dans l’Est du pays et les violences de la milice Mobondo dans l’Ouest.
Malgré ces défis, la CNDH affirme avoir poursuivi ses missions de promotion et de protection des droits humains à travers le monitoring des violations, le traitement des plaintes, les actions de sensibilisation et les visites des lieux de détention. Son président a toutefois plaidé pour un renforcement des moyens financiers et logistiques de l’institution.
Après un débat nourri au sein de l’hémicycle, le rapport a été renvoyé à la Commission mixte PAJ et Droits de l’homme pour examen approfondi.
Le renvoi de ces deux rapports aux commissions compétentes ouvre la voie à une analyse détaillée de leurs recommandations en vue de renforcer la gouvernance publique et la protection des droits humains en République démocratique du Congo.
LK

