Changement de la constitution: Bahati chez Kabuya pour adhérer au C4

La récente dynamique politique autour de la Coalition pour le Changement de la Constitution (C4) a remis en lumière les alignements internes au sein de la majorité présidentielle. Dans ce contexte, une séquence a particulièrement retenu l’attention : la démarche du professeur Modeste Bahati Lukwebo chez son collègue politique Augustin Kabuya, en vue de son adhésion à cette nouvelle plateforme. Un geste interprété par ses soutiens comme une continuité logique de son positionnement au sein de l’Union sacrée.

Plus récemment, la création de la Coalition pour le Changement de la Constitution (C4) a donné lieu à une nouvelle démonstration de ce positionnement. Aussitôt la plateforme annoncée, Bahati Lukwebo n’a pas attendu pour afficher publiquement son soutien, devenant, selon ses proches, le premier acteur politique d’envergure à y adhérer.

Depuis cet épisode, ses partisans estiment que cette démarche s’inscrit dans une série d’initiatives où il se serait régulièrement positionné parmi les premiers soutiens des grandes orientations politiques du pouvoir. Pour eux, cette adhésion chez Kabuya n’est pas un simple acte politique, mais une confirmation de son alignement stratégique au sein de l’Union sacrée de la Nation.

L’un des moments les plus déterminants reste le basculement de la majorité parlementaire qui a abouti à la mise en place de l’Union sacrée de la Nation. Alors que plusieurs acteurs observaient encore l’évolution du paysage politique, Bahati Lukwebo est présenté par ses partisans comme le premier responsable politique majeur à prendre une position claire en faveur de cette nouvelle dynamique. Cette prise de position avait alors contribué à créer une nouvelle configuration politique autour du Chef de l’État.

Cette même logique se serait répétée sur le terrain sécuritaire. Face à la détérioration de la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo, le leader de l’AFDC-A est présenté par ses proches comme le premier homme politique congolais à dénoncer ouvertement l’agression rwandaise et à appeler à une mobilisation nationale autour des intérêts supérieurs du pays.

Son engagement ne se serait pas arrêté aux discours politiques. Dans le cadre de l’effort national lié à la défense du territoire, il a également été parmi les premiers responsables politiques à lancer un appel direct à la jeunesse, y compris au sein de son propre parti, afin qu’elle rejoigne les forces armées. À travers cette démarche, il cherchait à traduire le soutien politique en engagement citoyen.

La même lecture est faite autour des dossiers diplomatiques majeurs. Sur l’accord de Washington, ses soutiens estiment qu’il a été l’un des tout premiers responsables politiques à exprimer une position favorable, affichant ainsi un alignement avec la stratégie défendue par les autorités nationales.

À travers cette succession d’événements, ses partisans développent une lecture claire : Bahati Lukwebo n’est pas seulement un soutien parmi d’autres au sein de l’Union sacrée, mais celui qui, à plusieurs reprises, a pris l’initiative de se positionner avant les autres. Ils y voient une preuve de fidélité politique et de cohérence dans l’accompagnement de la vision présidentielle.

Toutefois, dans une lecture plus analytique, cette perception relève avant tout d’un argument politique porté par son camp. D’autres observateurs pourraient y voir une stratégie d’anticipation visant à consolider une place centrale au sein de la majorité présidentielle. Mais un constat demeure : dans plusieurs épisodes majeurs de la vie politique récente, le nom de Modeste Bahati Lukwebo revient régulièrement parmi les premiers soutiens affichés aux initiatives portées par l’Union sacrée et par le Chef de l’État.

LK

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