Les attentes de la population vis-à-vis du dialogue national ne se limitent pas à la recherche de postes de responsabilité. Pour Fanfan Mansiantima Ndefi, président du parti le Rêve Congolais, les jeunes et les entrepreneurs doivent y porter des propositions concrètes en faveur de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la transformation des ressources nationales en opportunités économiques pour la population.
Intervenant sur la participation des jeunes et des entrepreneurs à ce processus, Fanfan Mansiantima a rappelé que le chef de l’État a placé ce dialogue sous le signe de la paix, de la cohésion et de la refondation de l’État. Il estime que cette démarche doit permettre aux différentes composantes de la société de présenter leur contribution à la reconstruction du pays.
Pour le président du Rêve Congolais, la priorité de la population reste avant tout économique. « Le peuple ne vient pas dans ce dialogue pour réclamer des postes. Il attend plutôt des opportunités et des intérêts économiques », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de faire en sorte que la production nationale profite directement à la population.
Fanfan Mansiantima a également plaidé pour une meilleure prise en compte de la dimension écologique et productive dans les politiques publiques. Selon lui, la productivité et l’entrepreneuriat doivent bénéficier d’un accompagnement structuré de l’État, à travers une véritable vision de développement.
Il a notamment évoqué le cas d’une productrice de manioc à Luozi, qui, selon lui, ne peut développer durablement son activité sans infrastructures adaptées. « Elle a d’abord besoin de routes, d’infrastructures de stockage et de conservation. Elle a également besoin de techniciens pour emballer ses produits et les commercialiser dans de bonnes conditions », a-t-il expliqué.
Pour lui, le développement d’une telle chaîne de valeur nécessite une implication de l’État, appelé à créer les conditions permettant au secteur privé de jouer pleinement son rôle dans la croissance économique.
« Une seule personne ne peut pas développer un État », a-t-il souligné, estimant que l’État doit rester le moteur du développement tout en accompagnant les initiatives privées et en mettant en place des cadres favorables à l’investissement et à l’entrepreneuriat.
Fanfan Mansiantima attend ainsi des travaux du dialogue des textes, mesures et mécanismes concrets en faveur de la jeunesse et du développement de l’entrepreneuriat.
S’agissant de la jeunesse, il l’a appelée à demeurer engagée et exigeante, notamment sur la question de la redevabilité des gouvernants. Il a souligné que les aspirations des jeunes dépassent l’accès aux responsabilités politiques et concernent principalement les conditions de vie.
« Nous, nous attendons des emplois. Nous voulons pouvoir vivre décemment, avoir accès à des logements et envoyer nos enfants à l’école », a-t-il affirmé, appelant ainsi à placer les préoccupations socio-économiques de la population au centre des politiques publiques.
LK

