La ville de Kinshasa entend tirer davantage profit de son potentiel culturel et touristique pour stimuler son développement économique et social. C’est le message porté par le gouverneur de la capitale, Daniel Bumba Lubaki, à l’occasion du lancement de la deuxième édition du Festival mondial de la musique et du tourisme, organisé à Kinshasa.
Dans son allocution, le gouverneur s’est réjoui de voir la capitale congolaise accueillir cette rencontre internationale, qu’il considère comme une occasion de renforcer l’ouverture de Kinshasa sur le monde et de mettre en valeur son identité culturelle.
Au nom de la population et du gouvernement provincial, Daniel Bumba a rendu hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision accordant une place importante au rayonnement international de la RDC, à la valorisation de son patrimoine culturel et à son ouverture sur le monde.
Selon lui, sous l’impulsion du chef de l’État, la diversité culturelle et les talents congolais doivent être considérés non seulement comme des éléments constitutifs de l’identité nationale, mais également comme des leviers de développement, de cohésion sociale et de création d’opportunités.
Le gouverneur a également salué l’engagement du gouvernement central, particulièrement celui des ministères du Tourisme ainsi que de la Culture, Arts et Patrimoine, dans la promotion de ces deux secteurs comme moteurs du développement national.
Kinshasa, capitale de la créativité musicale
Pour Daniel Bumba, le choix de Kinshasa comme cadre de ce festival se justifie par son histoire, son dynamisme et son exceptionnelle créativité artistique.
« Kinshasa, c’est une histoire, une énergie et une identité », a-t-il souligné, mettant en avant ses quartiers, ses marchés, ses artistes, ses créateurs, sa gastronomie et l’hospitalité de sa population.
Ville créative de musique de l’UNESCO, Kinshasa ne se limite pas à écouter la musique, mais la « vit, la crée et la partage avec le monde », a-t-il fait valoir.
Le gouverneur a notamment évoqué la rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, estimant qu’elle constitue bien plus qu’un genre musical. Elle représente, selon lui, la capacité des Congolais à transformer leur histoire en création et leur créativité en influence culturelle.
L’enjeu consiste désormais à convertir cette influence culturelle en opportunités économiques et sociales, notamment au profit des jeunes, des artistes, des opérateurs culturels et de l’ensemble des acteurs de la chaîne touristique.
Le tourisme pour révéler les trésors de Kinshasa
Daniel Bumba a, par ailleurs, insisté sur le potentiel touristique de la capitale congolaise, qui, a-t-il indiqué, dispose de nombreux sites encore insuffisamment valorisés.
Située sur les rives du majestueux fleuve Congo et disposant de richesses écologiques, historiques et culturelles, Kinshasa offre, selon lui, de nombreuses possibilités de découverte et d’émerveillement.
Dans cette perspective, le Festival mondial de la musique et du tourisme dépasse le simple cadre d’un événement culturel. Il constitue, aux yeux du gouverneur, un outil de diplomatie culturelle et une vitrine permettant de présenter une autre image de la capitale congolaise au public national et international.
« Kinshasa est une ville ouverte, créative, accueillante et tournée vers l’avenir », a-t-il affirmé.
Pendant les trois jours du festival, la capitale entend ainsi favoriser les rencontres entre artistes, professionnels du tourisme, opérateurs économiques, délégations venues des différentes provinces et festivaliers.
Pour le gouverneur, cette deuxième édition doit également déboucher sur des partenariats, de nouveaux projets et des opportunités d’affaires, afin que la culture et le tourisme contribuent davantage au développement de Kinshasa et de la République démocratique du Congo.
LK

