Le Rapport 2026 sur les objectifs mondiaux relatifs aux forêts, publié lundi à New York par l’Organisation des Nations Unies, dresse un constat préoccupant sur l’état des forêts dans le monde. Malgré certaines avancées enregistrées ces dernières années, les efforts actuels demeurent insuffisants pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.
Selon ce document, plus de 40 millions d’hectares de forêts ont disparu à l’échelle mondiale entre 2015 et 2025. Une perte considérable qui illustre les difficultés persistantes dans la lutte contre la déforestation et la dégradation des écosystèmes forestiers.
Le rapport souligne également que les ressources financières destinées à la gestion durable des forêts restent largement inférieures aux besoins identifiés. Les conclusions s’appuient sur les rapports volontaires transmis par 48 pays représentant plus de la moitié des surfaces forestières mondiales, ainsi que sur les dernières données internationales disponibles.
Pour les Nations Unies, les forêts occupent une place centrale dans la réalisation des Objectifs de développement durable. Elles jouent un rôle déterminant dans la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la sécurité alimentaire et la résilience économique des populations.
« Investir dans les forêts, c’est investir dans la stabilité climatique et le bien-être des générations futures », a déclaré Bjørg Sandkjær, Sous-Secrétaire générale chargée de la coordination des politiques au Département des affaires économiques et sociales de l’ONU.
Le document révèle cependant des progrès très inégaux. Sur les 26 objectifs mondiaux liés aux forêts, seuls sept ont été pleinement atteints, tandis que dix-sept autres ne sont réalisés que partiellement. Deux défis majeurs restent particulièrement préoccupants : l’arrêt de la perte des forêts et la réduction de l’extrême pauvreté au sein des communautés dépendantes des ressources forestières.
Les auteurs du rapport mettent aussi en garde contre l’intensification des menaces liées au changement d’affectation des terres, aux effets du dérèglement climatique, aux incendies de forêt, aux parasites ainsi qu’aux activités illégales.
Face à cette situation, l’ONU appelle les États à accélérer les actions concrètes, notamment en mettant fin à la déforestation, en restaurant les terres dégradées, en renforçant la gouvernance forestière et en augmentant les financements consacrés au secteur.
« Le défi n’est plus seulement de reconnaître l’importance des forêts, mais d’agir avec l’ampleur et la rapidité nécessaires », a insisté Juliette Biao, Directrice du secrétariat du Forum des Nations Unies sur les forêts.
La publication de ce rapport intervient à l’occasion de l’ouverture de la 21ᵉ session du Forum des Nations Unies sur les forêts, organisée au siège de l’ONU à New York.
LK

