Dans une affaire aux enjeux majeurs pour la sécurité nationale, la Haute Cour militaire de Kinshasa s’apprête à ouvrir, ce jeudi 4 juin, le procès de dix personnes poursuivies pour des faits graves liés notamment au complot et à la trahison. Cette procédure judiciaire, enregistrée sous le numéro RP 060/26, a été engagée par l’Auditeur général près la juridiction militaire suprême.
Parmi les accusés figure le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il comparaîtra aux côtés de plusieurs officiers supérieurs de l’armée congolaise, dont les généraux John Numbi Banza Ntambo et Maurice Nyembo Kufi.
Le groupe des prévenus comprend également les généraux de brigade Chinyabuuma Kamukinde, John Ngoy wa Kabila et John Sangwa Muhemedi. Trois colonels, à savoir Guy Mukombozi Zahinda, Pathy Sangwa Lumbu et Christophe Tshibangu Kenge, sont également concernés par cette procédure. Un civil, Pascal Nyembo Muyumba, complète la liste des personnes appelées à répondre devant la justice militaire.
Selon l’acte d’accusation, les prévenus font face à plusieurs chefs d’inculpation particulièrement lourds. Le ministère public leur reproche notamment des faits de complot contre les institutions, de trahison, d’apologie du terrorisme et de propagation de faux bruits.
D’autres infractions sont également retenues à leur charge, parmi lesquelles la violation des consignes militaires, la désertion à l’étranger, la détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi que l’incitation de militaires à adopter des comportements contraires à leurs obligations professionnelles et aux règles de discipline au sein des FARDC.
L’ouverture de ce procès est suivie avec une attention particulière par l’opinion publique, au regard du rang élevé de plusieurs accusés et de la gravité des faits allégués. Les audiences devraient permettre de faire la lumière sur les accusations portées par le ministère public et d’établir les responsabilités de chacun dans cette affaire qui pourrait marquer un tournant dans l’histoire judiciaire militaire de la RDC.
LK

