Journée ville morte : les activités tournent au ralenti dans plusieurs villes du pays

Kinshasa s’est réveillée ce mercredi sous le signe d’une mobilisation partielle à la suite de l’appel à une journée « ville morte » lancé par l’opposition pour protester contre le projet de révision de la Constitution.

Dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise, les activités ont tourné au ralenti durant les premières heures de la matinée. Sur les principaux axes routiers, notamment le boulevard Lumumba habituellement marqué par une forte affluence aux heures de pointe, la circulation est apparue nettement moins dense que d’ordinaire, sans pour autant être totalement interrompue.

L’impact de cet appel a varié selon les secteurs. Une partie des habitants a préféré rester à domicile, invoquant des raisons de sécurité ou de prudence. Toutefois, de nombreux agents de l’administration publique ainsi que des petits commerçants ont poursuivi leurs activités, contribuant à maintenir une certaine dynamique économique dans la ville.

Le secteur de l’éducation a également présenté un tableau contrasté. Alors que certains établissements scolaires ont accueilli les élèves comme à l’accoutumée, d’autres sont restés fermés, traduisant des niveaux d’adhésion différents à cette action de protestation.

À ce stade de la journée, il demeure prématuré d’établir un bilan définitif de la mobilisation. L’évolution de la situation au cours des prochaines heures permettra de mieux mesurer l’ampleur réelle de la participation à cette journée de contestation initiée par l’opposition. Des observations similaires ont également été rapportées dans les villes de Lubumbashi et Butembo, où les activités ont connu un ralentissement variable selon les quartiers et les secteurs, sans toutefois enregistrer un arrêt complet de la vie socio-économique.

LK

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