Le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke Wa Domene, a suspendu Mopila ASBL de ses activités de représentation des chauffeurs auprès des autorités de Kinshasa. Il appelle parallèlement à la poursuite normale du transport en commun dans la capitale, malgré le mouvement de grève annoncé pour les 19 et 20 octobre.
La tension monte dans le secteur des transports en commun à Kinshasa. Alors que des associations de chauffeurs ont annoncé un arrêt de travail de 48 heures, le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke Wa Domene, a décidé de suspendre Mopila ASBL, dirigée par Eric Manianga, de ses prérogatives de représentation des professionnels du secteur.
Selon le ministre, cette association n’est plus habilitée à représenter les chauffeurs auprès des autorités compétentes et ne peut plus se prévaloir du statut de partenaire de la ville de Kinshasa dans le domaine des transports.
Jésus-Noël Sheke justifie cette décision par l’absence d’un agrément délivré par les services compétents. Il rappelle que seules les associations régulièrement reconnues et disposant d’un agrément en cours de validité sont autorisées à représenter les professionnels du secteur auprès des autorités.
Dans ce contexte, le ministre provincial appelle les transporteurs à poursuivre normalement leurs activités afin d’assurer la mobilité des habitants de la capitale.
Le dialogue privilégié face aux revendications
Cette décision intervient alors que plusieurs associations de chauffeurs ont annoncé une grève de deux jours, les lundi 19 et mardi 20 octobre, pour faire entendre leurs revendications.
Face à cette menace de paralysie du transport en commun, Jésus-Noël Sheke affirme avoir engagé, depuis le samedi 17 octobre, des échanges avec les parties concernées en vue d’examiner leurs préoccupations et de rechercher des solutions.
Le ministre met toutefois en garde contre toute tentative de perturbation de l’ordre public, de propagation de fausses informations ou d’usurpation de qualité. Il prévient que les personnes ou structures qui enfreindraient ces dispositions s’exposent à des mesures administratives et à des poursuites prévues par la loi.
Reste à savoir si cet appel à la poursuite normale des activités et les démarches de dialogue engagées par les autorités permettront d’éviter des perturbations dans les déplacements des Kinois.
LK

