La participation citoyenne a été envisagée comme un levier important pour améliorer la gouvernance locale et relever le défi de la salubrité urbaine à Kinshasa. Cette question a été au centre d’une tribune d’expression populaire organisée jeudi dans la commune de Selembao, à l’ouest de la capitale congolaise.
Prenant la parole à cette occasion, Antoinette Lokomba, Présidente du Conseil d’administration de femmes élues conseillères communales de la RDC, a souligné l’importance d’une implication accrue des citoyens dans la gestion des affaires publiques, particulièrement face aux difficultés liées à la gestion des déchets.
« La participation citoyenne apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la gouvernance locale et relever le défi de la salubrité publique à Kinshasa, où la gestion des déchets demeure une préoccupation majeure dans plusieurs communes de la capitale », a-t-elle déclaré.
Selon elle, la promotion d’une gouvernance locale inclusive permettrait de consolider la démocratie à la base et d’améliorer la gestion des affaires publiques. Cette démarche s’inscrit, a-t-elle indiqué, dans les orientations du Programme d’action du Gouvernement 2024-2028, qui mettent notamment l’accent sur une gouvernance de proximité, transparente et redevable.
Elle a également relevé que le Plan national stratégique de développement (PNSD) reconnaît la participation citoyenne comme une condition importante de la réussite des politiques publiques et de l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), à travers notamment l’inclusion, la transparence et la prise en compte des réalités locales.

La salubrité, un défi de proximité
La gestion des déchets demeure l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les autorités et les populations dans plusieurs communes de Kinshasa. D’après les éléments présentés dans les termes de référence de l’activité, seuls environ 25 % des déchets ménagers seraient effectivement collectés, une partie importante étant abandonnée dans différents espaces, notamment les ravins.
Antoinette Lokomba a attribué cette situation à l’insuffisance des services réguliers de collecte, mais aussi à certains comportements d’incivisme. Face à cette situation, des initiatives communautaires émergent dans plusieurs quartiers, notamment à travers des systèmes de pré-collecte des déchets mis en place par les habitants.
L’enjeu consiste désormais à favoriser une véritable appropriation de la problématique de la salubrité par les communautés et à renforcer leur implication dans la recherche de solutions adaptées aux réalités locales.
Organisée avec l’appui du Centre d’études et de recherches Kimya et de la Fondation Hanns Seidel, cette tribune populaire a également permis de renforcer les capacités des conseillères communales en matière de mobilisation communautaire et de gestion des dynamiques sociales.
L’objectif est de leur permettre de mieux jouer leur rôle d’interface entre les populations et les autorités locales, afin de contribuer à une gouvernance de proximité davantage participative et à l’amélioration durable du cadre de vie dans les communes de Kinshasa.
LK

