Kinshasa : l’Anapeco appelle les parents à envoyer leurs enfants à l’école dès le premier jour de la rentrée scolaire

À la veille de la rentrée scolaire, l’Association nationale des parents et étudiants du Congo (Anapeco) appelle les parents d’élèves de la province éducationnelle de Tshangu à veiller à ce que leurs enfants rejoignent les salles de classe dès le premier jour des cours. L’objectif, selon cette organisation, est notamment d’éviter le recours ultérieur aux cours d’encadrement payants organisés pendant les périodes de congé.

« L’Anapeco demande aux parents d’envoyer les enfants dès le premier jour de la rentrée scolaire afin d’éviter que certains enseignants ou responsables d’établissements ne demandent, pendant les congés ou les vacances, le paiement des frais pour des cours dits d’encadrement », a déclaré Gustave Ngongo, secrétaire provincial de l’Anapeco à Tshangu.

L’association dénonce une pratique qui, selon elle, prend de l’ampleur dans plusieurs établissements scolaires. Certains enseignants, particulièrement ceux qui encadrent les élèves finalistes, ne dispenseraient pas l’ensemble des matières prévues dès les premiers jours de l’année scolaire. Les matières non couvertes seraient ensuite récupérées pendant les congés, à travers des séances d’encadrement organisées moyennant paiement.

Pour Gustave Ngongo, cette situation constitue une forme d’exploitation des parents et une antivaleur qui ne devrait pas trouver sa place dans le système éducatif.

« Dans plusieurs écoles, nous constatons que certains enseignants ne travaillent pas normalement durant la première semaine des cours et prennent leur temps. Pendant le congé de Noël, ce sont parfois les mêmes enseignants qui reviennent demander de l’argent aux parents pour organiser les soi-disant cours d’encadrement », a-t-il regretté.

Au-delà de cette question, l’Anapeco appelle à une lutte renforcée contre plusieurs pratiques qu’elle considère comme des antivaleurs dans le secteur de l’éducation. L’organisation cite notamment la perception de frais illicites, les frais de réinscription, la vente obligatoire de fournitures scolaires ainsi que l’imposition d’uniformes dans certains établissements, particulièrement privés.

L’association dénonce également la fixation unilatérale des frais scolaires par certains promoteurs d’écoles, sans l’implication des comités de parents. Une telle pratique, estime-t-elle, ne favorise ni la transparence ni une bonne gouvernance du secteur éducatif.

À cet effet, l’Anapeco invite les pouvoirs organisateurs des établissements scolaires à renforcer leur collaboration avec les comités de parents afin d’identifier et de combattre ces différentes pratiques.

Ces préoccupations ont été au centre du 15e Conseil national de l’Association nationale des parents et étudiants du Congo, organisé du 24 au 27 août 2026 autour du thème : « Mettons-nous la main dans la main avec les pouvoirs organisateurs, combattons les antivaleurs ».

À l’issue de ces assises, l’Anapeco a réaffirmé sa volonté de travailler aux côtés des pouvoirs organisateurs et des parents pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et contribuer à l’instauration d’une gouvernance scolaire plus transparente et plus responsable.

LK

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