Le suivi de la mise en œuvre du Protocole de Maputo au cœur d’un atelier de validation

La mise en œuvre effective du Protocole de Maputo relatif aux droits des femmes en Afrique nécessite des mécanismes solides de suivi et d’évaluation. C’est dans cette perspective que le ministère du Genre, Famille et Enfant a organisé ce mardi 15 septembre, un atelier consacré à la validation du cadre et du module de formation sur le suivi-évaluation de la mise en œuvre du Protocole de Maputo en République démocratique du Congo.

Dans son discours d’ouverture, la Secrétaire générale du ministère du Genre, Famille et Enfant a rappelé que le Protocole de Maputo constitue « un instrument juridique majeur pour la promotion, la protection et la réalisation des droits des femmes sur notre continent ». Elle a toutefois estimé que « sa mise en œuvre exige cependant plus que l’existence d’un cadre juridique », insistant sur la nécessité de disposer de « mécanismes institutionnels fonctionnels, des outils appropriés, des données fiables, des indicateurs pertinents et un système régulier de suivi et d’évaluation ».

Pour la Secrétaire générale, le module de suivi-évaluation doit devenir « un outil de référence pour renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Protocole ». Elle a également expliqué que le cadre de suivi doit définir « les domaines de suivi, les résultats attendus, les indicateurs, les sources de vérification, les responsabilités des différents acteurs », ainsi que les mécanismes de collecte, d’analyse, de rapportage et d’utilisation des données.

La validation de ces instruments, a-t-elle prévenu, « ne doit pas être considérée comme une simple formalité administrative ou technique ». Elle constitue plutôt « une étape importante vers la mise en place d’un système national multisectoriel de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du Protocole de Maputo », capable de produire régulièrement « des informations fiables sur la situation des droits des femmes en RDC ».

Elle a par ailleurs appelé les participants à porter une attention particulière à « la pertinence des indicateurs, la disponibilité des sources de données, la répartition des responsabilités entre les acteurs, les mécanismes de coordination » et aux modalités de production et d’utilisation des rapports. Elle a insisté sur la nécessité d’une « approche multisectorielle », rappelant que le Protocole de Maputo concerne notamment « le genre, la santé, la justice, les affaires sociales, l’éducation, la fonction publique, la planification et la protection de l’enfant ».

Enfin, elle a souligné que « la réussite de ce processus dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à partager les informations et à faire du suivi-évaluation un véritable outil d’aide à la décision et d’amélioration de l’action publique ». Elle a souhaité que les travaux aboutissent à « des instruments de qualité, consensuels et directement utilisables par les différents acteurs », avant de déclarer officiellement ouverts les travaux de l’atelier.

Achille BOPE

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