Kinshasa, 4 août 2026
Le Secrétariat national de la Jeunesse du regroupement politique Leadership et Gouvernance pour le Développement et Alliés (LGD & A) a publié, ce mardi, une déclaration politique exprimant son opposition à la campagne de sensibilisation en faveur d’un changement de la Constitution, récemment lancée sous l’impulsion du ministère de la Jeunesse.
Dans ce document, le mouvement estime que les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes Congolais, notamment le chômage, le faible accès au financement et les obstacles à l’entrepreneuriat, ne découlent pas de la Constitution, mais plutôt des insuffisances des politiques publiques mises en œuvre dans ces domaines.
Le Secrétariat national de la Jeunesse de LGD & A considère que la campagne menée par la ministre de la Jeunesse traduit une confusion entre les missions de l’État, les politiques publiques et le rôle de la Constitution. Selon cette déclaration, la Loi fondamentale fixe l’organisation de l’État et garantit les droits et libertés des citoyens, tandis que la résolution des problèmes socio-économiques relève avant tout de l’action gouvernementale.
Le document rappelle également l’existence de plusieurs mécanismes publics destinés à soutenir les jeunes entrepreneurs, notamment le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC), tout en appelant à une évaluation de leur efficacité avant d’envisager une modification de la Constitution.
S’appuyant sur plusieurs dispositions de la Constitution, notamment celles relatives au droit à l’éducation, à la liberté d’expression, à l’égalité devant la loi, au droit au travail, à la participation politique et aux libertés fondamentales, les auteurs de la déclaration soutiennent que le texte constitutionnel offre déjà un cadre juridique permettant à la jeunesse de participer pleinement à la vie nationale. Ils estiment que le véritable défi réside dans l’application effective de ces dispositions.
La déclaration remet également en question les affirmations selon lesquelles les jeunes auraient été largement consultés et favorables au projet de changement de la Constitution. Le mouvement demande que soient rendues publiques la méthodologie de cette consultation, les organisations concernées ainsi que les résultats obtenus, estimant qu’une telle démarche doit répondre aux exigences de transparence propres à un État de droit.
Au terme de cette prise de position, le Secrétariat national de la Jeunesse de LGD & A réaffirme son opposition à toute révision de la Constitution fondée sur les arguments développés dans la campagne du ministère de la Jeunesse et conclut sa déclaration par une position sans équivoque : « Non, nous refusons ! »
La rédaction

