À la commune de Makala, l’inquiétude monte à l’approche de la saison des pluies. Sur l’avenue Kama, dans le quartier Haut-Uélé, les travaux de construction des caniveaux, réalisés dans le cadre de l’aménagement de la voirie, restent inachevés. Une situation qui fait craindre une aggravation des inondations dans cette partie de Kinshasa.
Antoinette Lokomba, conseillère communale de Makala, appelle les autorités provinciales ainsi que la société Safrimex à engager rapidement des discussions afin de trouver une solution à ce problème qui préoccupe les habitants.
« Nous sollicitons les autorités de la ville de Kinshasa ainsi que la société Safrimex à s’asseoir autour d’une table afin de trouver rapidement une solution pour achever la construction des caniveaux abandonnés sur l’avenue Kama. C’est un dossier qui préoccupe fortement la population », a-t-elle déclaré.
D’après l’élue locale, Safrimex, qui avait entrepris des travaux de construction routière dans le quartier, avait également aménagé un caniveau au milieu de l’avenue. Mais l’ouvrage n’a pas été achevé, laissant une partie de la population face aux conséquences de cette situation.
Les inquiétudes sont particulièrement fortes à l’approche des pluies. L’avenue Kama connaît déjà des difficultés liées à l’évacuation des eaux, avec des zones régulièrement exposées aux inondations. Pour les habitants, l’absence d’un système d’assainissement fonctionnel pourrait davantage compliquer leurs conditions de vie.
« À l’approche de la saison des pluies, les inquiétudes sont d’autant plus grandes que cette avenue connaît déjà d’importants problèmes d’inondation. L’abandon des travaux de construction des caniveaux risque donc d’aggraver davantage la situation », a souligné Antoinette Lokomba.
Une évacuation des eaux remise en question
Au-delà de l’inachèvement des caniveaux, l’élue communale soulève également la question de l’orientation des eaux de ruissellement. Elle estime que celles provenant de l’avenue de l’Université devraient être dirigées vers les avenues en direction de Kimwenza.
Or, selon ses explications, les aménagements réalisés auraient produit l’effet inverse, avec une orientation des eaux provenant de Kimwenza vers l’avenue de l’Université. Une situation qui, selon elle, contribuerait à accentuer les difficultés d’évacuation des eaux dans le secteur.
Cette situation suscite la colère et la frustration des habitants, qui se disent abandonnés face à un problème qui risque de s’aggraver avec les prochaines pluies. Ils demandent aux autorités de prendre des mesures urgentes pour éviter que l’avenue Kama ne se retrouve davantage sous les eaux.
Pour Antoinette Lokomba, l’urgence est désormais de réunir les différentes parties prenantes afin d’évaluer les travaux réalisés, corriger les éventuelles erreurs d’aménagement et surtout achever les caniveaux laissés à l’abandon.
L’objectif, estime-t-elle, est de doter cette partie de Makala d’un système d’évacuation des eaux capable de protéger les habitants et leurs biens contre les inondations récurrentes.
LK

