Les axes RN1 et RN17 désormais fréquentables, 72 villages pacifiés et près de 600 personnes transférées à Kanyama Kasese, le ministre délégué aux Anciens Combattants Éliezer Ntambwe fait état d’avancées dans le processus de pacification des zones affectées par le phénomène Mobondo ce lundi 17 Août lors d’un breffing presse organisé à Kinshasa par Patrick Muyaya, Ministre de la communication et des médias.
La situation sécuritaire connaît une évolution jugée positive dans les zones autrefois affectées par les violences liées au phénomène Mobondo. C’est ce qu’a affirmé, lundi, le ministre délégué aux Anciens Combattants, Éliezer Ntambwe, lors d’un briefing de presse tenu aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Selon le membre du gouvernement, les principaux axes routiers concernés par les violences sont désormais accessibles. « Sans crainte, la RN1 et la RN17 sont désormais fréquentables », a-t-il assuré, faisant état d’une amélioration de la situation sécuritaire sur le terrain.
Éliezer Ntambwe a également indiqué que 72 villages ont déjà été pacifiés, dans le cadre des efforts engagés par les autorités pour ramener durablement la paix dans les zones touchées.
Revenant sur les causes des affrontements, le ministre a estimé qu’il ne s’agissait pas à proprement parler d’un conflit communautaire, mais plutôt d’un conflit à caractère foncier. Il a ainsi appelé à éviter les amalgames entre les communautés et les groupes armés impliqués dans les violences.
« Tout Yaka n’est pas Mobondo », a-t-il notamment précisé, soulignant la nécessité de distinguer les populations civiles des personnes impliquées dans les violences.
Dans le cadre du processus de désarmement, Éliezer Ntambwe a expliqué avoir reçu pour mission de mobiliser les personnes encore retranchées dans la brousse afin de les convaincre de déposer les armes et de rejoindre le processus de pacification.
Un premier lot de 146 armes a déjà été remis à la logistique par le vice-Premier ministre, a-t-il fait savoir, précisant que d’autres armes devraient être récupérées dans la poursuite de l’opération.
Par ailleurs, 596 personnes ont été transférées à Kanyama Kasese, dans le cadre du processus de prise en charge et de réinsertion, selon les chiffres communiqués par le ministre. « Le processus se poursuit », a-t-il ajouté.
Pour le gouvernement, ces différentes actions constituent des étapes importantes vers la consolidation de la paix et le retour durable de la sécurité dans les territoires affectés par les violences.
La poursuite du désarmement, la réinsertion des personnes concernées et la sécurisation des axes routiers demeurent ainsi au cœur des efforts de pacification engagés par les autorités.
LK
