Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a salué la plainte introduite par la République démocratique du Congo contre le Rwanda devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Pour ce défenseur des droits humains, cette initiative traduit la volonté des autorités congolaises de faire répondre Kigali des violations des droits de l’homme et du pillage des ressources naturelles commis sur le territoire congolais.
Selon Jean-Claude Katende, cette action judiciaire témoigne de l’engagement du président Félix Tshisekedi et de son gouvernement à rechercher des voies légales pour obtenir justice au nom du peuple congolais. Il estime qu’une telle démarche exige du courage, de la détermination et une grande habileté diplomatique, au regard du contexte sécuritaire et des tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda.
Le président de l’ASADHO a également rendu hommage aux principaux acteurs impliqués dans ce processus, notamment le chef de l’État, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, ainsi que le ministre de la Justice. À ses yeux, leur implication mérite d’être reconnue pour les efforts déployés afin de défendre les intérêts de la RDC sur la scène internationale.
Répondant à ceux qui considèrent cette plainte comme une simple formalité, Jean-Claude Katende a rejeté cette lecture. Il a rappelé que la Cour internationale de Justice, principal organe judiciaire des Nations Unies créé en 1945, est compétente pour trancher les différends entre États et rendre des avis consultatifs sur des questions juridiques soumises par les organes des Nations Unies.
Le défenseur des droits humains a souligné que la RDC n’en est pas à sa première saisine de cette juridiction. Il a rappelé qu’une première plainte contre le Rwanda avait été déposée en 1999, suivie d’une autre en 2002 impliquant le Rwanda et l’Ouganda. À l’époque, la Cour avait retenu sa compétence à l’égard de l’Ouganda, qui avait reconnu sa juridiction, et avait condamné Kampala pour les exactions commises notamment lors de la guerre de Kisangani.
Pour Jean-Claude Katende, ces précédents démontrent que la saisine de la CIJ constitue un véritable mécanisme de recours du droit international et non un acte symbolique. Il considère que cette nouvelle procédure s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris par la RDC pour obtenir la reconnaissance des préjudices subis et engager la responsabilité des États mis en cause.
LK

