C’est dans la salle La Majesté du Congo de Hilton Hôtel de Kinshasa que cette cérémonie d’une forte symbolique a eu lieu ce lundi 24 Aout 2026, ouvrant ainsi un atelier qui se poursuivra jusqu’au 26 aout 2026, en marge des conclusions des due diligences menées dans le cadre du projet de port sec de Kasumbalesa qui lie l’Office de Gestion de fret Multimodal au consortium Yellow Stone.

Présidée par le vice-Premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, la rencontre a été lancée par le directeur général de l’OGEFREM, Olivier Tshibola Mukuma, en présence de plusieurs délégations et partenaires impliqués dans le projet dont les banques et institutions financières, les conseils techniques et juridiques associés au projet, ainsi que les cadres et agents de l’Ogefrem.

Dans son mot le DG de Olivier Tshibola, a appelé les participants à poser les bases d’une avancée concrète vers la réalisation du port sec de Kasumbalesa, en insistant sur le fait que « Ces trois jours de travaux représentent bien plus qu’une formalité administrative. Ils incarnent notre engagement collectif envers une infrastructure qui transformera la compétitivité logistique de notre pays. Derrière la ligne d’examen technique se trouve la volonté partagée de réussir ensemble ce projet, qui sera bénéfique non seulement à la RDC, mais à toute la sous-région ».

Par ailleurs, Le Directeur Général a également insisté sur les retombées économiques et logistiques attendues du projet. Il a notamment présenté le Port Sec de Kasumbalesa comme une réponse à la saturation du corridor de Matadi, tout en mettant en avant les économies potentielles liées aux surestaries et les revenus publics attendus.
« Le Port Sec de Kasumbalesa n’est pas qu’un projet d’infrastructure. Bien plus, c’est la fin de la saturation de Matadi, c’est 50 millions de dollars annuels de surestaries évitées, c’est 12 à 15 millions de dollars de revenus publics réguliers », a-t-il affirmé.
Bien avant le numéro un de l’Office, il y a eu tour à tour des mots du Directeur Général du consortium Yellowstone, François DIEDRESCHSEN, de la Représentante des prêteurs, Marie-Claire OPESE, Directrice Générale de Standard Bank, qui a pris parole au nom des cinq banques qui vont financer ce grand projet.

Pour les partenaires, le port sec de Kasumbalesa ne devrait pas être un simple ouvrage logistique. L’ambition est d’en faire une véritable plateforme régionale capable d’améliorer la circulation des marchandises, de renforcer les échanges commerciaux et de contribuer à la transformation de l’économie congolaise.
Pour sa part, Ogefrem, au travers de sa voix autorisée, a appelé les partenaires à maintenir une mobilisation totale de leurs équipes et conseils pour fournir une documentation fiable ainsi que des réponses rapides aux différentes exigences relevant de leurs responsabilités.
Le Directeur Général de l’OGEFREM a exhorté les prêteurs et les différents conseils techniques, financiers et juridiques à poursuivre leur travail dans un esprit constructif, tout en maintenant un niveau d’exigence adapté aux risques réels du projet.Il a fixé une ligne directrice claire pour la suite du processus : « Notre exigence collective est de franchir cette étape avec célérité, mais sans raccourci avec ambition, mais sans approximation; avec ouverture, mais dans le strict respect du contrat approuvé, du cadre légal et des intérêts supérieurs de la République et de toutes les parties prenantes. », a-t-il martelé.

Il sied de rappeler que les conclusions des analyses et des diligences menées sur le projet du port sec de Kasumbalesa avaient validé la viabilité du projet et abouti à la signature d’un contrat de concession de 600 millions USD entre l’OGEFREM et le consortium sud-africain Yellowstone. Les deux partenaires avaient acté l’accélération des préparatifs en vue d’un lancement des travaux en janvier 2027. Selon lesdonnées présentées dans le discours, sa réalisation devrait contribuer à la création de 2 500 emplois durant la phase de construction et de 800 emplois permanents.
Le projet du Port Sec de Kasumbalesa apparaît ainsi comme une infrastructure à forte portée logistique et économique, dont la prochaine étape repose désormais sur la qualité des conclusions de la Due Diligence et sur la capacité des différentes parties prenantes à transformer les observations techniques et financières en solutions opérationnelles.
Le Pouvoir du Peuple

