La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a ouvert, ce jeudi 4 juin 2026 à Kinshasa, l’audience publique dans l’affaire référencée RP N°060/26 mettant en cause dix hauts officiers des Forces armées de la RDC (FARDC), poursuivis pour plusieurs infractions jugées particulièrement graves.
Parmi les prévenus figure le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général des FARDC. Son implication dans cette procédure judiciaire confère à ce dossier une dimension exceptionnelle, rarement observée au sein de la haute hiérarchie militaire congolaise.Selon l’acte d’accusation présenté par le Ministère public, les dix officiers sont poursuivis notamment pour complot contre l’État, trahison, apologie du terrorisme, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre ainsi qu’incitation des militaires à l’indiscipline.
Cette affaire suscite un intérêt particulier de l’opinion publique en raison du rang élevé des personnes mises en cause et de la gravité des faits qui leur sont reprochés.
Parmi les coaccusés figure également le général John Numbi Banza Ntambo, ancien Inspecteur général de la Police nationale congolaise. Absent à l’ouverture du procès, ce dernier demeure introuvable. Son absence à l’audience a confirmé les informations faisant état de sa fuite, alors qu’il reste activement recherché dans le cadre de cette procédure.
L’ouverture de ce procès marque une étape importante dans la lutte contre les atteintes à la sûreté de l’État et pourrait constituer un précédent majeur dans l’histoire judiciaire et militaire de la République démocratique du Congo. Les audiences se poursuivront dans les prochains jours afin de permettre l’examen des faits et des responsabilités de chacun des prévenus.
LK

