L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de nombreuses irrégularités dans la procédure judiciaire engagée contre lui. S’exprimant à l’issue d’une audience, il a affirmé refuser de « cautionner l’arbitraire », tout en multipliant les critiques à l’encontre du déroulement de son procès.
Selon lui, le greffier aurait établi une citation à prévenu comportant de « fausses mentions ». Constant Mutamba soutient également que ses avocats ont tenté, en vain, de déposer une plainte devant le tribunal de grande instance afin de contester cette citation.
« Le greffier ment. Nous allons contester cette citation à prévenu devant le tribunal de grande instance. Mais le tribunal refuse de réceptionner la plainte d’un justiciable. La cour nous refuse également le droit de soulever des exceptions et des moyens préalables », a-t-il déclaré.
Dans un ton particulièrement solennel, l’ancien garde des Sceaux a conclu son intervention par une déclaration forte, comparant son sort à celui du philosophe grec Socrate.
« Qu’il me condamne à mort, je boirai la ciguë comme Socrate et je mourrai pour la justice et la vérité », a lancé Constant Mutamba, affirmant qu’il préfère assumer les conséquences de ses convictions plutôt que de céder face à ce qu’il considère comme une procédure arbitraire.
Cette déclaration intervient alors que la procédure judiciaire le visant se poursuit devant les juridictions compétentes.
A. BOPE

