RDC/ ESURSI : La Ministre M.T. Sombo, une valeur à ne pas sacrifier sur l’autel des intérêts anti-patriotiques

( Tribune de clarification du Professeur Docteur Déo Mulima)

KINSHASA, le 28 octobre 2028

L’adoption du rapport d’enquête parlementaire sur la gestion des frais de minerval et connexes dans le secteur de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) remet au premier plan les questions de transparence financière, de redevabilité et de gouvernance au sein des établissements universitaires en République démocratique du Congo. Les conclusions de cette enquête appellent à un examen approfondi des faits et des responsabilités, sur la base des textes légaux et réglementaires en vigueur.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement du contrôle de la gestion des établissements publics, conformément aux orientations du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Lors de la réunion ordinaire du Conseil des ministres du 23 août 2024, le chef de l’État avait demandé à la ministre de l’ESURSI de diligenter une mission de contrôle dans un établissement concerné par des préoccupations de gestion, avant d’étendre cette démarche à l’ensemble du secteur.

Au cœur du dossier figurent la perception et la répartition des frais académiques, l’utilisation des ressources collectées ainsi que le respect des compétences des différents organes administratifs. Les recommandations formulées visent notamment à améliorer les mécanismes de contrôle financier, à sécuriser les paiements dus aux bénéficiaires et à renforcer la gouvernance des établissements concernés. Leur mise en œuvre devra toutefois s’effectuer dans le respect des dispositions légales et des responsabilités institutionnelles.

Parallèlement, les informations diffusées dans les médias au sujet d’une éventuelle motion de défiance contre la ministre de l’ESURSI nécessitent des clarifications. L’adoption d’un rapport d’enquête ne saurait être automatiquement assimilée au vote d’une motion de défiance. Ces deux procédures sont distinctes et doivent être appréciées à la lumière des actes officiels de l’Assemblée nationale.

Au-delà des enjeux politiques, ce dossier pose la question de la transparence dans la gestion des ressources du secteur universitaire. Les suites réservées aux conclusions de l’enquête devront permettre d’établir les éventuelles irrégularités, de situer les responsabilités et d’envisager les mesures correctives appropriées. L’objectif reste de renforcer la gouvernance financière et de préserver les intérêts de la communauté universitaire, dans le respect des lois de la République.

Pour rappel, les députés nationaux ont voté à l’unanimité, le lundi 26 octobre, des recommandations demandant à la Première ministre, Judith Suminwa, de faire partir du gouvernement la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations (ESURSI), la professeure docteure Marie-Thérèse Sombo Safi. Les observateurs avertis voient dans cette affaire une messe noire politique visant à sacrifier une femme de valeur sur l’autel des intérêts antipatriotiques, dans le but de fragiliser l’Union sacrée, en violation des consignes données par sa haute autorité de référence lors de sa dernière causerie morale avec les élus des deux chambres, le week-end dernier.

La ministre de l’ESURSI, Marie-Thérèse Safi Sombo, également présentée sous le nom de Safi Sombo Ayane Marie-Thérèse, est une femme politique, professeure des universités, chercheuse et médecin neuropsychiatre congolaise.

LPP

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