Le président de la République, Félix Tshisekedi, a ordonné un audit de sécurité des infrastructures numériques publiques afin de prévenir les risques de cyberattaques, d’espionnage et de sabotage des systèmes informatiques stratégiques de l’État. Cette mesure a été annoncée lors du Conseil des ministres du vendredi 23 octobre, où la cybersécurité a été érigée en « impératif de sécurité nationale ».
Selon le compte rendu officiel de cette réunion, cette décision intervient à la suite de récentes alertes internationales faisant état de vulnérabilités critiques susceptibles d’affecter les systèmes d’information publics de la République démocratique du Congo (RDC).
Face à ces menaces, le gouvernement entend renforcer la protection des infrastructures numériques de l’État, dont la compromission pourrait porter atteinte à la sécurité nationale et perturber le fonctionnement de services publics essentiels.
Pour assurer la mise en œuvre de cette mesure, le ministre des Postes et Télécommunications a été chargé de coordonner, avec son collègue de l’Économie numérique, un audit de sécurité des infrastructures numériques publiques. Cette démarche devrait permettre d’évaluer les vulnérabilités existantes et de renforcer les dispositifs de protection contre les attaques informatiques.
De leur côté, les ministres de l’Intérieur et de la Défense sont appelés à collaborer avec les services de renseignement pour consolider la sécurité des systèmes informatiques sensibles relevant de leurs secteurs respectifs.
La sécurisation des finances publiques constitue également une priorité. Le ministre des Finances devra travailler en concertation avec la Banque centrale du Congo (BCC) afin de renforcer la protection des plateformes de gestion des finances publiques et des systèmes de paiement.
Toutefois, le compte rendu du Conseil des ministres ne fournit pas de précisions sur la nature des alertes internationales évoquées, ni sur leur origine ou les systèmes informatiques potentiellement concernés.
L’audit annoncé devra ainsi contribuer à déterminer le niveau d’exposition des infrastructures numériques publiques aux cybermenaces et à identifier les mesures nécessaires pour mieux protéger les données et les services stratégiques de l’État congolais.
LK

