Nous ouvrons cette revue de presse, la première du mois d’Août par les exigences de Joseph Kabila pour participer au dialogue. D’après « *OURAGAN.CD* », le Mouvement « Sauvons la RDC » de Joseph Kabila a posé sept conditions pour un dialogue national crédible capable de sortir le pays de l’impasse politique et sécuritaire. La première condition porte sur la désignation d’une médiation « neutre, indépendante et impartiale, avec l’appui de l’Union Africaine et de l’ONU.
Ensuite, il y a l’exigence d’un dialogue « réellement inclusif », réunissant « toutes les parties prenantes à la crise, sans exclusion ni conditions sélectives ».
L’abandon de tout projet référendaire sur la constitution avant l’ouverture du dialogue ajoute de son côté « *E-JOURNAL* », qui selon le tabloïd, est l’une des sept conditions posées par l’ancien chef de l’état, Joseph Kabila pour participer au dialogue. Kabila refuse un dialogue sous l’autorité de Tshisekedi, barre à la Une « *CONGO NOUVEAU* ». Pour Sauvons la RDC, le chef de l’état, principal protagoniste de la crise politique actuelle, ne peut-être à la fois arbitre et garant d’un processus de réconciliation.
Alors que Félix Tshisekedi s’est engagé à organiser un dialogue national entre différents acteurs politiques et qu’il y a un débat sur un possible changement de la constitution, Katebe Katoto vient de mener à Lubumbashi des consultations auprès de la population. Officiellement, écrit « *RFI.FR* », ces échanges ont permis au frère de l’opposant Moise Katumbi de recolter les doléances des communautés, qui se résument en trois mois, à savoir insécurité, injustice et pauvreté.
Au terme de ses consultations, renchérit « *RADIOOKAPI.NET* », Raphael Katebe Katoto se dit satisfait des échanges menés avec les forces vives du Haut-Katanga. Il affirme avoir recueilli plusieurs préoccupations de la population et annonce qu’il réservera la primeur des résultats au président de la République, Félix Tshisekedi.
Pendant ce temps, son jeune frère, Moise Katumbi a réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution. Selon « *7SUR7.CD* », le Président du parti Ensemble pour la République, estime que les difficultés auxquelles le pays est confronté ne découlent pas de la loi fondamentale, mais plutôt de la gouvernance.
Politique. La Coalition C64, par l’entremise de Martin Fayulu annonce avoir saisi vendredi dernier, la Haute Cour militaire sur les incidents survenus lors du sit-in organisé le 12 juin dernier, au Palais du peuple. Selon « *7SUR7.CD* », cette annonce intervient après la publication du rapport de la Commission nationale des droits de l’homme, lequel affirme qu’aucun élément ne permet de confirmer les décès signalés lors de la manifestation de l’opposition.
Dans le secteur de la justice, « *RADIOOKAPI.NET* », nous apprend que Félix Tshisekedi a inauguré le nouveau palais de justice de Lubumbashi. Ce palais de justice moderne à deux niveaux comprend notamment 43 bureaux administratifs, trois salles d’audience d’une capacité de 110 places assises chacune, une salle de conférence de 48 places, une salle des sports ainsi que des salles de réunion pouvant accueillir jusqu’à 40 personnes.
Justice encore avec le procès FRIVAO. Lors de la troisième audience vendredi dernier, la cour de cassation rapporte « *ACTU30.CD* », a clôturé la série d’instructions et annoncé le début des plaidoiries pour ce mercredi 05 Août.
A l’issue de cette étape, précise « *7SUR7.CD* », la Cour devrait prendre l’affaire en délibéré avant de rendre son arrêt dans le délai prévu par la loi. Principal accusé, ajoute ce média en ligne, Constant Mutamba ne s’est pas présenté devant la cour. Ses avocats étaient également absents.
Justice enfin. Beni Mukena aux arrêts. Dans un communiqué parvenu hier dimanche à « *7SUR7.CD* », le Ministre de la Justice Guillaume Ngefa, confirme l’arrestation de Beni Mukena, le présumé assassin de Vally Amisi. Il a été arrêté au Congo – Brazzaville. D’après la même source, les formalités administratives et judiciaires sont en cours pour qu’il soit transféré à Kinshasa.
Dans le reste de l’actualité. Ebola, Judith Suminwa réclame enfin des comptes. De retour du front sanitaire où sévit la 17ème vague épidémique, la Première Ministre rapporte « *ECONEWS* », a exigé des comptes au Ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba. Son instruction, précise le journal, est sans appel : un rapport détaillé sur les fonds engagés par l’exécutif et les partenaires doit-être produit dans les plus brefs délais. Changeons des chapitres.
La RDC s’est mise à l’arrêt hier dimanche. Dans les 26 provinces, autorités, chefs religieux, survivants et populations se sont recueillis pour la quatrième édition de la journée nationale du GENOCOST. Objectif explique « *CONGO NOUVEAU* », honorer les millions de victimes des massacres commis depuis 1996 et réaffirmer la volonté de ne plus jamais oublier. Devant les familles des victimes, les survivants et les partenaires institutionnels, le chef de l’état, Félix Tshisekedi ajoute « *INFOS27* », a rendu hommage aux millions de Congolais tués, appelé à la préservation de la mémoire collective et réaffirmé son engagement en faveur de la vérité, de la justice, de la réparation et de la paix.
De son côté, Denis Mukwege appelle à mettre fin à l’impunité en RDC. Dans une déclaration consultée par « *LEPOUVOIRDU PEUPLE.COM* », le Gynécologue Congolais a rendu hommage aux millions de victimes des conflits armés, aux survivants, aux personnes déplacées et aux victimes de violences sexuelles. Un mot de religion pour terminer. Une étape majeure vient d’être franchie dans le processus de réconciliation au sein de l’Eglise Kimbanguiste de Brazzaville. Selon « *LAUNEFM.CD* », les deux tendances en conflit ont officiellement signé vendredi dernier un protocole de paix destiné à restaurer l’unité de la communauté et à tourner la page d’une crise qui perdurait depuis 2002.
NB : A suivre dès le 14 septembre, une nouvelle revue de presse, consacrée exclusivement à l’actualité parlementaire.
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