Après sa sortie médiatique, Joseph Kabila sous le feu des critiques, barre à la Une » ECONEWS « . En voulant se poser en recours face à une RDC qu’il estime en péril, Joseph Kabila a déclenché une vague de réactions contrastes. Sur les réseaux sociaux comme dans les cercles politiques, son discours ravive le débat sur son bilan de 18 années au pouvoir, sa responsabilité dans les crises du pays et la crédibilité de son retour sur le devant de la scène.
Pour » LE PHARE « , son discours haineux envers son successeur, Félix Tshisekedi, est révélateur d’une soif du pouvoir qu’il n’a pu assouvir après 18 ans de règne sans partage. A l’entendre parler, il n’y a point de doute qu’il compte sur des trous de mémoire des millions de Congolaises et Congolais pour leur faire gober des contrevérités sur l’état actuel et passé de
la nation.
Le Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, cité par » EXCLUSIF RDC » a vivement réagi aux critiques de l’ancien chef de l’État sur la gouvernance de Félix Tshisekedi et la situation des droits humains en RDC. Assassinat de journalistes, opération Likofi, violences politiques et rémunération des
enseignants : Kabuya a multiplié les arguments pour discréditer le bilan de son prédécesseur et défendre celui du pouvoir actuel.
De son côté, le CNC, rapporte » LE QUOTIDIEN « , condamne les contre-vérités développées dans le seul but de faire plaisir à Paul Kagame, son véritable Maître. Le Parti de Pius Muabilu rappelle à Joseph Kabila, qu’il n’a ni leçon de bonne gouvernance, ni de démocratie à donner au Président de la République, Félix Tshisekedi grâce à qui, le peuple congolais a retrouvé sa dignité ainsi que sa fierté.
Autre réaction, c’est celle du député national, Jean-Baudouin Mayo Mambeke qui, sur son compte X, consulté par » LA PROSPÉRITÉ « , accuse Joseph Kabila de chercher à porter sur son successeur les mauvaises pratiques de gouvernance qui étaient de mise sous son règne, notamment la transformation du Parlement en caisse de résonance de l’exécutif et les violations massives des droits de l’Homme.
Sans citer de manière exhaustive les crimes commis par le régime de Joseph Kabila, Moïse Moni Dela, cité par » OURAGAN.CD « , Kabila, épingle les massacres du 19 septembre 2016. Il se dit être un rescapé, un témoin oculaire et auriculaire de ce massacre planifié par lui et exécuté de main de maître par le général selon lui, de pacotille, de parade et de façade Gabriel Amisi, dit Tango Fort…
Pendant ce temps, Olivier Kamitatu défend le «pari» de l’ancien dirigeant et plaide pour un dialogue sans exclusive. Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, relayé par » AFRICANEWS « , l’essentiel n’est pas dans le réquisitoire, mais dans la promesse finale. En annonçant qu’il partagera «dans les heures, jours ou semaines à venir» sa conviction sur ce qu’il faut entreprendre, l’ancien président «ne prononce plus un discours. Il tire une traite sur l’avenir.
Au-delà des réactions tonitruantes, l’attention se porte sur les silences. A en croire » CONGO NOUVEAU « , Vital Kamerhe, Sama Lukonde et Modeste Bahati Lukwebo, trois figures influentes de la majorité, n’ont pas publiquement réagi au discours de Joseph Kabila. Un haut fonctionnaire de la présidence estime que leur silence « ne devrait pas passer inaperçu auprès du président Félix Tshisekedi ».
Dans un environnement politique marqué par des tensions et des divergences autour de la gouvernance du pays, » LE POTENTIEL « , estime que l’absence de prise de position publique de ces responsables peut revêtir plusieurs significations. Elle pourrait traduire une volonté de prudence, le choix de prendre du recul avant de se prononcer ou encore une stratégie visant à éviter une confrontation directe autour des déclarations de Joseph Kabila. Toutefois, souligne le tabloïd, faute d’explications officielles, aucune de ces hypothèses ne peut être considérée comme établie.
Pour » LA MANCHETTE « , le simple fait qu’une allocution de Joseph Kabila mobilise autant l’attention des Congolais et suscite une avalanche de réactions en dit long sur le poids politique que semble conserver l’ancien président dans le jeu politique national.
Crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC, Félix Tshisekedi exige des actes concrets dans l’application des accords de paix devant les facilitateurs de l’UA. Selon » LA RÉFÉRENCE PLUS « , le Président de la République a échangé le week-end dernier à Kinshasa avec la délégation du Panel des
facilitateurs de l’Union africaine, engagée dans une mission de consultation consacrée à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Pour » LA PROSPÉRITÉ « , le panel des anciens présidents a écouté ; il s’agit désormais de faire plier ceux qui refusent d’entendre la voix de la raison. Les Congolais attendent des actes, car seuls les actes permettront enfin de faire taire les armes.
Dans le reste de l’actualité. Accidents à répétition, dysfonctionnements du secteur et interrogations sur la gestion de l’OGEFREM et du GOPASS : le VPM Jean-Pierre Bemba nous apprend » L’AVENIR « , est attendu au Sénat le 15 octobre 2026. À l’initiative du sénateur Faustin Luanga, cette démarche parlementaire place le gouvernement face à ses responsabilités en matière de sécurité des usagers, de gouvernance publique et de transparence.
Et puis cette polémique autour du Président de l’assemblée nationale. D’après » LA GAZETTE DU CONGO « , Dominique Munongo Imamizi rejette cette logique. La députée nationale, conteste la demande du bureau de l’Assemblée nationale invitant les élus à documenter leurs réalisations pendant les vacances parlementaires. Pour elle, cette démarche risque de brouiller une distinction fondamentale : le député contrôle l’action du gouvernement, mais ne doit pas se substituer à lui.
Autre chose. La Cour constitutionnelle franchit une étape majeure dans le renforcement de la protection sociale de ses membres et de son personnel. » FORUM DES AS « , nous informe qu’une convention d’abonnement médical, conclue avec l’Hôpital Biamba Marie Mutombo, ouvre aux juges, aux agents et à leurs dépendants l’accès à une prise en charge sanitaire.
Tout a fait autre chose. Plus de 300 personnes détenues dans des » cachots clandestins » à Kinshasa, révèlent l’ASADHO et la Fondation Bill Clinton dans un communiqué conjoint parvenu à » LA MANCHETTE « . Ces deux structures ont exprimé leur vive préoccupation face à la multiplication des arrestations et détentions irrégulières à travers la RDC.
Terminons cette revue de presse avec » CHRONIK’ECO « , qui dénonce la faiblesse du leadership à la tête de la SNEL qui plonge Kinshasa dans l’obscurité. Alors que l’énergie électrique constitue un levier essentiel du développement économique et social, la SNEL, peine à répondre aux besoins de la population.
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