Les importantes dégradations observées sur la chaussée de la Rocade Sud-Est, à Kinshasa, à la suite de l’accident d’un poids lourd survenu le 5 octobre dernier, seraient principalement liées à l’éclatement des pneumatiques et à la vitesse excessive du véhicule, selon les explications techniques fournies par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).
S’exprimant à Parole Écrite, le chef de mission de surveillance des travaux des rocades, Ludovic Lemandi, a expliqué que le poids lourd circulait à une vitesse élevée lorsque ses pneumatiques ont éclaté.
« À la suite de cet éclatement, les jantes métalliques se sont retrouvées directement en contact avec la chaussée », a-t-il expliqué, précisant que le revêtement en béton bitumineux venait alors d’être posé et n’avait pas encore atteint les conditions requises pour sa mise en service.
Le contact direct des jantes métalliques avec la chaussée a provoqué d’importants frottements et chocs mécaniques, entraînant l’arrachement et le décapage de certaines portions du revêtement.
Des dégâts qui ne signifient pas nécessairement une mauvaise qualité de la route
Pour l’ACGT, les dégradations constatées après cet accident ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une mauvaise qualité des travaux ou à un éventuel sous-dimensionnement de la chaussée.
Le responsable de la surveillance distingue ainsi les dommages résultant d’un événement accidentel exceptionnel d’éventuelles insuffisances liées à la conception ou à l’exécution de l’ouvrage.
L’incident intervient alors que cette partie de la Rocade Sud-Est se trouve encore en phase de construction et n’a pas encore fait l’objet d’une réception définitive.
Les poids lourds interdits sur la section en chantier
À la suite de l’accident, des mesures restrictives ont été prises afin de préserver la chaussée en cours de réalisation. La circulation des véhicules étrangers au chantier, particulièrement les poids lourds, y est désormais interdite.
Selon les explications fournies, cette restriction devrait rester en vigueur jusqu’à l’achèvement des travaux et la réception de la chaussée.
L’ACGT entend ainsi éviter que de nouveaux passages de véhicules lourds ne compromettent les travaux en cours sur cette infrastructure routière stratégique pour la mobilité à Kinshasa.
LK

