Le président Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé, jeudi 27 août, les principales orientations du dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État. Dans son adresse à la Nation, il a notamment fixé des lignes rouges, excluant du processus les acteurs qui combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent des territoires congolais ou agissent au service d’une puissance étrangère.
Le chef de l’État a précisé que le processus de Doha demeure le cadre approprié pour traiter avec l’AFC/M23 des questions liées à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement et au désarmement. « Le dialogue national ne se substituera pas à ce processus », a-t-il affirmé.
Félix Tshisekedi a néanmoins indiqué qu’une voie de réintégration restera ouverte aux combattants qui renonceront sincèrement et de manière vérifiable à la violence. Leur prise en charge pourra se faire à travers le PDDRCS ainsi que les mécanismes de justice et de réconciliation.
Le président de la République a également insisté sur le principe de justice. Les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, actes de génocide et violences sexuelles graves ne pourront, selon lui, être effacés au nom d’un compromis politique ou d’une amnistie générale.
Pour concrétiser le processus, une ordonnance instituant un comité d’organisation du dialogue national sera prochainement signée. Une seconde ordonnance convoquera ensuite les assises et définira leurs modalités. Le processus débutera par des consultations dans les provinces avant des assises nationales à Kinshasa et devra s’achever dans un délai maximal de trois mois.
Les travaux devront aboutir à un pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Ses recommandations feront l’objet d’un mécanisme de mise en œuvre et de suivi précisant les responsabilités, les échéances et les résultats attendus. Des rapports périodiques seront rendus publics afin de permettre aux citoyens de suivre l’exécution des engagements.
Le président Tshisekedi a enfin appelé les autorités coutumières, la société civile et les différentes forces sociales à contribuer à l’apaisement des tensions et au renforcement de la cohésion nationale.
LK

